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Le suicide chez les jeunes


Saviez-vouz que …

De trois à quatre jeunes se suicident à chaque jour au Québec.

Au cours d’une année environ trois cents personnes s’enlèvent la vie à Montréal.

Parmi ces personnes 8/10 sont des hommes.

Voilà pourquoi il est si important d’en parler et de sensibiliser les gens à ce phénomène si récurrent dans notre société. Plusieurs événements sont à l’origine d’un tel acte, parmi les plus fréquents on retrouve les conditions de travail difficiles, la perte d’emploi, le divorce, les pressions et les dépressions. Chez les jeunes, les ruptures amoureuses, la perte d’un ami ou d’un membre significatif de la famille, le rejet social, la faible estime de soi, l’abus de substances, les agressions physiques, le décrochage scolaire constituent entre autres, des facteurs caractérisant les jeunes qui ont tendance à poser un geste suicidaire.

On constate alors que le suicide est un phénomène complexe. Il n’est pas simple ni expliquer ni à accepter. Pourtant il fait de plus en plus partie de notre société. Nous connaissons tous au moins un ami (e) ou une personne plus ou moins proche, qui à un moment donné dans sa vie, n’avait plus d’intérêt à vivre. «La vie est faite des hauts et des bas!», me diriez-vous. Toutefois, il y a des personnes qui pour une raison ou pour une autre, perdent tout espoir et ne voient qu’une issue à leurs difficultés : le suicide.

En effet, la personne qui envisage mettre fin à ses jours, éprouve une souffrance intense. Pour elle le suicide représente la seule solution à ses problèmes et à sa détresse. En d’autres termes, le suicide ne représente pas une solution, mais l’absence de solutions.

Pour éviter une telle action, il est important d’être attentif aux signes envoyés par ces individus et de déceler à temps la souffrance et le désespoir vécus par une personne suicidaire. Il est important de mentionner que le passage à l’acte dans un suicide, représente l’aboutissement d’un processus impliquant plusieurs étapes qui vont de l’idéation suicidaire à la tentative de suicide proprement dite. Tout au long de ce processus, l’individu cherche des solutions, des moyens pour gérer, affronter ses problèmes et soulager sa souffrance. Pour cela, il est important d’amener cette personne à partager sa peine et ses difficultés. Pour elle, il est primordial de verbaliser ses émotions, de se sentir comprise, accueillie et non jugée dans sa réalité. Il faut qu’elle ressente qu’il y a quelqu’un qui l’écoute et qui la comprend.

Si à un moment donné, vous vous trouvez confronté à une telle situation et que vous vous sentez incapable d’intervenir, il est important de faire un lien entre la personne suicidaire et un autre intervenant. Toutefois, il est important de vérifier l’urgence suicidaire en demandant directement à la personne si elle a l’intention de se tuer? Si elle possède un plan: quand, où et comment? Ceci vous donnera une idée du temps que vous avez pour agir et la mettre en contact avec un organisme ou une personne qui serait plus apte à l’écouter et à l’aider à atténuer sa douleur immédiate. Il est aussi conseillé de ne pas laisser la personne sans pour autant avoir pris un engagement de vie avec elle. Tout dépendant de l’urgence suicidaire, vous pouvez prendre une entente verbale ou écrite dans laquelle la personne accepte et s’engage à ne pas poser aucun geste suicidaire et à prendre contact avec les ressources qu’à ce moment-là, vous lui aurez suggéré. Vous pouvez aussi lui demander d’aller voir un ami ou encore de se débarrasser de tout moyen pouvant être utilisé pour s’enlever la vie.

Selon plusieurs études, les hommes semblent plus à risque de commettre un tel acte : sur quatre tentatives de suicides posées, quatre sont effectuées par des femmes et une par un homme. En contre partie, sur quatre actes suicidaires réussis, trois sont accomplis par des hommes et un par une femme. Cette différence se doit probablement au fait que les hommes sont plus renfermés : ils ont tendance à moins consulter un spécialiste et à moins parler de ce qui ne va pas. Les hommes ont aussi tendance à utiliser des moyens plus drastiques pour arriver à leur fin (arme à feux, pendaison…). Par conséquent, il est primordial que le délai d’intervention chez les hommes soit le plus court possible : ceux-ci ont tendance à attendre jusqu’à la dernière minute avant de demander de l’aide. Voilà pourquoi, il est si important d’intervenir le plus rapidement possible en cas de soupçon suicidaire chez un individu de sexe masculin.

Le suicide, un problème social :

De nos jours, le suicide est devenu un mal de société. Au Québec, il constitue une des premières causes de mortalité chez les jeunes. La sensibilisation de la population à ce niveau, représente le moyen le plus vaste pour prévenir et conscientiser les gens à ce problème. La collaboration de la population en général et du gouvernement est nécessaire pour accroître les moyens mis à la disposition des jeunes suicidaires, afin d’enrayer et de prévenir le suicide. L’Angleterre a passé une loi réduisant la vente de médicaments à vingt comprimés par sachet. D’autre part, la vente libre de certaines drogues a été abolie.
Au Québec, malgré les différentes campagnes de sensibilisation et de prévention au suicide dans les écoles et même à plus grande échelle, ce sujet reste encore un tabou. Il est important d’en parler et de rester conscient qu’il s’agit d’un problème social et non seulement individuel. Une personne qui essaie de mettre fin à ses jours, n’est pas un fou ou une folle : le suicide est souvent un dernier appel à l’aide dans l’espoir de mettre fin non pas à la vie, mais à une souffrance intolérable. Il s’agit souvent d’une dernière tentative pour s’accrocher à la vie. Il suffit parfois un simple geste d’acceptation et quelques minutes d’écoute pour aider une personne à se raccrocher et à redécouvrir le goût de vivre.

Suicide Action Montréal (SAM):
(514) 732-4000

Ami-à-l'écoute
Tél. : 935-4555

Tel-jeunes
Tél. : 288-2266

Jeunesse J'écoute
Tél. : 1-800-668-6868
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